• Hélène

Quelques étapes vers l’autonomie (fin) : les équiper contre l’anomie

L’adolescent commence à faire tout seul des actes qui le concernent, mais aussi des gestes qui soutiennent toute la famille : rangement et nettoyage de sa chambre et des lieux communs, petites courses de dépannage, accompagnements, préparation de repas... tous actes gratuits qui l’impliquent dans la petite société qui l’a accueilli.


Parfois, la participation active prend des allures de négociation. Tant mieux ! C'est par la négociation dans le respect réciproque que la relation d'affrontement peut se transformer en relation de coopération. Le respect réciproque implique que la posture du parent soit adaptée : ce n'est pas parce que c'est un enfant qu'on ne doit pas verbaliser le respect, l’admiration et la confiance qu'on a pour lui.


Par manque de temps, de nombreuses familles construisent l’anomie (absence de règles) sur des pans entiers de leur fonctionnement : si les interdits sont posés, le développement de la maîtrise par l’implication progressive (étape finale vers l’autonomie) l’est souvent moins, ou très tard.


A l’heure où l’autonomie est enfin requise survient l’angoisse (que dois-je faire ?), l’agressivité (tu ne m’avais pas prévenu…), et souvent la prise de distance, définitive cette fois.



En résumé : aimons-les au point de les laisser partir… en les équipant de notre amour, de notre capacité à les regarder partir sans faillir, en nous assurant qu’ils ont acquis la maîtrise des points de repère que nous leur avons proposés, et qu’ils ont tissé et assimilé leurs propres règles.

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